Race & morphologie
Teckel : le guide complet de la race (nain, poil long, santé, prix)
Teckel : guide terrain avec Milou (moitié teckel). Variétés, caractère, santé du dos, éducation, prix. Méthode testée, erreurs à éviter.
Par Julien Amodeo · · Mis à jour le 17 juin 2026
Le teckel est une race à part. Un petit chien au corps long, aux pattes courtes, au caractère démesuré et au dos fragile — qui vous entraîne dans un quotidien à rallonge où la moindre marche d’escalier devient un sujet d’attention. Ce guide rassemble ce que j’aurais voulu lire avant d’accueillir chez moi un chiot moitié teckel, moitié papillon : les variétés officielles, le caractère, les enjeux de santé (le dos, surtout), l’éducation, le prix réaliste, et les erreurs qu’on paie cher sur la durée.
Je vis avec un croisé papillon × teckel qui a hérité du tempérament du teckel dans tout ce qu’il fait — la truffe collée au sol, le cri de sirène à chaque passage dans le couloir, l’obsession pour les bas de porte (héritage direct du chien de terrier). Tout ce qui suit s’applique aussi bien à un teckel pur qu’à un croisé à dominante teckel. Pas une fiche Wikipédia : un guide de terrain, avec ses bonnes surprises (le caractère) et ses traquenards (le dos).
Le teckel en 60 secondes
| Caractéristique | En bref |
|---|---|
| Nom d’origine | Dachshund — « chien-blaireau » (Allemagne) |
| Groupe FCI | Groupe 4, chiens courants sur terriers |
| Tailles | Standard, nain, kaninchen |
| Poils | Ras, long, dur (neuf variétés au total) |
| Poids adulte | de 3–3,5 kg (kaninchen) à 7–9 kg (standard) |
| Espérance de vie | 12 à 16 ans (médiane ~14 ans) |
| Caractère | Courageux, têtu, vocal, très attaché |
| Vigilance n°1 | Le dos — hernie discale (IVDD) |
| En appartement | Oui, sans escaliers ni sauts |
| Prix (LOF) | 800 à 1 500 € |
Le teckel (ou Dachshund, “chien-blaireau” en allemand) est une race de petit chien à pattes courtes, au corps long et musclé, d’origine allemande. C’est historiquement un chien de chasse sous terre, sélectionné depuis le XVIIIᵉ siècle pour entrer dans les terriers de blaireau et de renard. Il existe en trois tailles (standard, nain, kaninchen) et trois types de poils (ras, long, dur), soit neuf variétés officielles reconnues par la FCI.
Ses caractéristiques dominantes : un caractère trempé, indépendant et courageux ; une voix puissante pour sa taille ; une intelligence réelle mais couplée à un entêtement légendaire ; et surtout une silhouette longue qui le rend génétiquement vulnérable aux hernies discales. C’est une race qui vit très bien en appartement, à condition d’adapter ses pratiques quotidiennes (pas d’escaliers, pas de sauts, harnais obligatoire).
Origines et histoire : le “chien-blaireau” allemand
Le mot Dachshund dit tout : Dachs (blaireau) + Hund (chien). On trouve des traces de petits chiens courants à pattes courtes en Allemagne dès le Moyen Âge, mais la race est fixée au XVIIIᵉ siècle par les chasseurs allemands qui sélectionnent un chien capable de tenir tête au blaireau dans ses galeries souterraines. Il fallait un chien bas de terre, étroit, fort des mâchoires, doté d’une voix puissante audible depuis la surface — et suffisamment indépendant pour prendre ses décisions seul, au fond d’un tunnel, à 3 mètres sous la surface.
Cette origine explique tout le reste : l’entêtement (un chien qui obéirait à chaque ordre humain serait mort au fond d’un terrier), l’aboiement grave et porté (communication à travers la roche), la prise au nez (pistage), et la curiosité physique qui pousse tous les teckels à aller vérifier ce qui se passe sous chaque meuble.
La race est officiellement standardisée à la fin du XIXᵉ, et la diversification en trois tailles et trois poils se cristallise au début du XXᵉ siècle. Aujourd’hui, le teckel est parmi les cinq races les plus populaires d’Europe, à la fois chien de compagnie et chien de travail dans certains pays (chasse au sanglier en France, dissuasion de rongeurs en Allemagne).
Les variétés : une seule race, neuf déclinaisons
La FCI reconnaît neuf variétés de teckel : trois tailles croisées avec trois types de poils. En résumé :
- Trois tailles (au tour de poitrine, mesuré à 15 mois) : standard (> 35 cm, 7-9 kg), nain (30-35 cm, 4-5 kg — la plus répandue en appartement) et kaninchen (< 30 cm, 3-3,5 kg — la plus petite).
- Trois poils : ras (entretien minimal), long (brossage 2-3×/semaine) et dur (stripping 2-3×/an).
👉 C’est un sujet à part entière, et je lui ai consacré un guide complet : comment reconnaître chaque type, la vraie différence entre nain et kaninchen, et laquelle choisir selon son mode de vie. Tout est détaillé dans Variétés de teckel (dachshund) : poil ras, nain et kaninchen.
Les robes : unicolore, bringé, arlequin
Côté couleurs, le teckel en offre une variété rare dans le monde canin.
- Unicolore : fauve (du sable doré au rouge intense), avec ou sans charbonné. La robe la plus fréquente.
- Bicolore : noir et feu, chocolat et feu, bleu et feu. Les marques feu sont bien délimitées (joues, poitrail, pattes).
- Bringé : rayures sombres sur fond fauve. Plus rare.
- Arlequin (aussi appelé merle ou dapple) : fond de robe éclairci avec des taches plus sombres et irrégulières. Effet marbré très photogénique. Un teckel arlequin nain combine petite taille et robe marbrée — c’est la variété la plus cherchée sur Google en France (et la plus chère chez l’éleveur).
Point génétique important : le gène merle (arlequin) est un gène dominant qui, croisé avec lui-même (double merle), provoque des troubles sévères (surdité, cécité, malformations oculaires). Deux teckels arlequins ne doivent jamais être reproduits ensemble. Un éleveur responsable ne vous présentera jamais de chiot issu d’un tel croisement.
Le caractère : tenace, indépendant, drôle
Si je devais résumer le teckel en trois mots : courageux, têtu, théâtral.
Courageux — le teckel n’a pas conscience de sa taille. Il affrontera un chien trois fois plus gros sans hésiter si son humain est menacé. Cette bravoure est héritée directement de la chasse au blaireau (un animal qui fait régulièrement son poids ou plus, et qui ne se laisse pas faire). Beau, mais à gérer : en balade, il faut anticiper ses rencontres car sa confiance physique l’emmène parfois plus loin que sa capacité de combat.
Têtu — c’est LA plainte récurrente des propriétaires de teckel, et c’est justifié. Un teckel ne fait pas “parce qu’on lui dit de faire”. Il fait parce qu’il a compris pourquoi. L’éducation par ordre sec ne marche pas. L’éducation par renforcement positif, patience et logique de récompense marche très bien — mais elle prend 2 à 3 fois plus de temps qu’avec un border collie.
Théâtral — le teckel aime se faire remarquer. Il prend des poses, pousse des cris dramatiques pour un câlin interrompu, soupire ostensiblement quand on refuse une friandise. Il vit en performance permanente. C’est épuisant les premiers mois, profondément attachant après.
Autres traits à connaître : très attaché à “son” humain (risque d’anxiété de séparation mal gérée), curieux jusqu’à l’imprudence (tout trou, tout bas de meuble est à explorer), alerte vocal forte (sonnette, pas dans le couloir, oiseau à la fenêtre), et parfois réservé avec les inconnus — d’où l’importance d’une socialisation précoce et positive entre 8 et 16 semaines (la fenêtre est courte, voir mon guide complet de l’éducation et de la socialisation du chiot pour le protocole détaillé).
— Milou 🐾 : “Papa dit que je suis théâtral. Moi je trouve juste que si je ne raconte pas ce qu’il se passe, personne ne le saura. Hier, un cri de mouette à la fenêtre du salon. Quinze minutes d’enquête. Papa a dit “Milou c’est bon, la mouette est partie” mais je sais que la mouette reviendra.”
La santé : LE point du dos (hernie discale / IVDD)
Je ne peux pas écrire un guide teckel honnête sans mettre cette section en gras : la fragilité discale est LE sujet santé numéro un de la race.
La maladie s’appelle IVDD (Intervertebral Disc Disease), ou hernie discale. Elle touche entre 19 et 24 % des teckels au cours de leur vie — un pourcentage infiniment plus élevé que la moyenne canine (environ 2 %). Cause : la forme génétique “chondrodystrophique” de leur squelette (pattes courtes, dos long) entraîne une calcification prématurée des disques intervertébraux. À un moment, un disque comprime la moelle épinière — parfois après un simple saut du canapé.
Les signes qui doivent alerter immédiatement :
- Le chien traîne une patte arrière, ou boite sans cause évidente.
- Refus de monter des marches qu’il montait avant, ou hésitation à sauter dans un geste qu’il maîtrisait.
- Dos voûté, “cassé” dans la posture, quand il se tient debout.
- Cri aigu lors d’une manipulation ou d’un geste banal (ramasser une gamelle au sol).
- Paralysie partielle ou totale des postérieurs.
En cas de doute, consultation véto en urgence. L’IVDD pris tôt se traite — sous 24-48 h par anti-inflammatoires et repos strict, parfois chirurgie. L’IVDD pris tard laisse des séquelles neurologiques permanentes.
La prévention quotidienne, c’est tout :
- Zéro escalier, zéro saut. Portage systématique jusqu’à 18 mois, puis rampes pour tout ce qui dépasse 30 cm.
- Poids strict. Chaque 100 g en trop double mécaniquement la pression sur les disques. Un teckel nain doit rester entre 4 et 5 kg adulte, jamais plus.
- Harnais en Y, jamais collier. Un à-coup de laisse sur un collier transmet la force directement aux cervicales — le pire qu’on puisse faire à une colonne de teckel.
- Pas de jeu brusque avec des chiens beaucoup plus grands (tirage de jouet, plaquage).
- Rampes sur canapés et lits, ou interdiction stricte.
En cas de doute sur un comportement, un symptôme ou un traitement, le vétérinaire tranche, pas cet article — je partage l’expérience d’un propriétaire, pas un diagnostic.
L’éducation : pourquoi le teckel est réputé “difficile”
On lit partout que le teckel est “difficile à éduquer”. C’est inexact. Il est impossible à éduquer à la dure, mais tout à fait éducable avec la bonne méthode.
La règle est simple : le teckel ne fait jamais pour vous plaire, il fait pour lui. Si la récompense n’est pas intéressante, il ne bouge pas. Si l’exercice n’a pas de sens, il fait autre chose. C’est un chien qui négocie, contrairement à un border collie qui exécute.
La méthode qui marche :
- Séances courtes (3-5 minutes, 3-4 fois par jour) — son attention soutenue sur une tâche dépasse rarement 5 minutes.
- Récompense haute valeur (foie lyophilisé, fromage, petits morceaux de poulet cuit) — la croquette ordinaire ne suffit pas.
- Logique claire : un ordre = une action précise = une récompense immédiate (dans les 2 secondes). Ni avant, ni après.
- Progression par tranches : ne jamais compliquer un ordre tant que la version simple n’est pas acquise à 80 % de réussite.
- Zéro punition physique, zéro cri : un teckel humilié se ferme pour des semaines. On ignore l’erreur, on récompense la réussite.
La propreté demande typiquement plus de temps que pour d’autres races. Sa vessie est petite, sa capacité à se retenir est faible avant 4 mois, et son instinct de marquage olfactif est fort. Pour un teckel en appartement, compter 3 à 5 mois de protocole strict (voir mon guide complet de la propreté en appartement).
Pour les premières semaines à la maison — celles où tout se joue côté gestion des pleurs, des nuits hachées et de la solitude graduelle —, j’ai détaillé la méthode pas-à-pas dans le guide d’habituation à la cage sur 3 semaines et dans l’article combien de temps un chiot pleure la nuit. Le teckel, plus attaché et plus vocal que la moyenne, profite particulièrement de ces protocoles progressifs.
L’alimentation : ration adaptée petite taille et risque surpoids
Un teckel nain adulte consomme entre 90 et 150 g de croquettes par jour, selon son poids cible (4 à 5 kg), son activité et la qualité de la croquette. Un teckel standard : 150 à 250 g. Chiot en croissance : ration ajustée chaque semaine par le véto ou calculée via l’étiquette du paquet.
Les pièges spécifiques à la race :
- Le surpoids. Un teckel qui prend 500 g en trop augmente mécaniquement le risque IVDD de manière significative. On doit sentir les côtes sans les voir — c’est la norme.
- Les restes de table. Le teckel est un excellent manipulateur (yeux humides, position du Soufi, cris de chat affamé). Une seule concession crée une habitude qui coûte cher sur 12 ans.
- Les os cuits. Tous les os cuits (poulet, lapin, porc) se fragmentent en esquilles et perforent. Jamais. Os crus charnus uniquement, et encore — avec les précautions d’usage.
Mon choix pour Milou : des croquettes sans céréales à base de saumon et poulet, réparties en 3 repas par jour pour limiter la glycémie. Chaque friandise d’éducation est déduite de la ration globale quotidienne. Aucun “petit morceau” qui ne soit pas comptabilisé.
Vie quotidienne : appartement OK, mais 0 escaliers / 0 sauts
Le teckel vit très bien en appartement, à condition d’accepter quelques règles non négociables.
Ce qui marche en appartement :
- Balades 2 à 3 fois par jour, 20-40 minutes chacune, rythme confortable pour ses pattes courtes.
- Stimulation olfactive (jardinières, pieds d’arbres, kiosques) — un teckel fatigué son nez 4 fois plus vite que ses pattes.
- Sieste l’après-midi dans son panier ou sa cage ouverte, cadre calme.
- Une ou deux grosses sessions de jeu par jour (15 min de tirage-corde sec ou de recherche olfactive).
- Un KONG le matin et un KONG le soir pour gérer les moments d’absence — le teckel adore les énigmes de nourriture. Je détaille mes 7 recettes testées dans le guide KONG méthode Dunbar, c’est l’outil n°1 pour un teckel qui s’ennuie en appartement.
Ce qui ne marche pas en appartement :
- Escaliers quotidiens non portés. C’est un non absolu. Si vous vivez dans un immeuble sans ascenseur, vous portez le teckel à chaque montée et descente, toute sa vie. Sinon, vous verrez un véto neuro avant ses 4 ans.
- Laisser le teckel sauter du canapé, du lit, de la voiture. À chaque fois, micro-traumatisme discal cumulé.
- Le laisser seul plus de 5-6 h en journée sans occupation ni sortie intermédiaire. Anxiété garantie.
- Croire qu’un teckel “nain” est un “mini dogue”. Sa morphologie est longue avant d’être petite — ce n’est pas un chien pour poche à main.
Mâle ou femelle, chaleur, autres animaux : les questions qu’on me pose le plus
Trois questions reviennent dans presque tous les messages que je reçois sur le teckel. Voici ce que j’en dis — en gardant en tête qu’à l’échelle d’un chien, le tempérament individuel pèse toujours plus lourd que la moyenne de race.
Mâle ou femelle ? La différence est réelle mais modeste. Le mâle a tendance à marquer davantage et reste souvent un cran plus “pot de colle”. La femelle est parfois plus indépendante, parfois plus susceptible, et acquiert en général la propreté un peu plus vite. Aucun des deux n’est “plus facile” dans l’absolu : un mâle stérilisé tôt et une femelle bien socialisée se ressemblent beaucoup une fois adultes. Le vrai critère, c’est le caractère des parents et la santé de leur dos — pas le sexe.
Chaleur et froid ? Le teckel n’est pas un chien fragile, mais sa garde au sol est basse et le poil ras, surtout, supporte mal l’hiver. Un teckel qui grelotte se met en boule, dos rond — exactement la posture qu’on cherche à lui éviter pour protéger sa colonne. Un manteau l’hiver pour le poil ras n’est pas un gadget. L’été, on évite le bitume brûlant (le ventre est à quelques centimètres du sol) et les sorties de plein midi.
Chats et autres animaux ? Le teckel descend d’un chien de terrier : l’instinct de poursuite est fort sur tout ce qui détale — oiseau, rongeur, parfois chat inconnu. Avec un chat de la maison présenté tôt et calmement, la cohabitation se passe le plus souvent très bien. Avec un autre chien, le teckel peut jouer les chefs s’il n’a pas été socialisé jeune — d’où, une fois encore, l’enjeu de la fenêtre de socialisation avant 16 semaines.
Côté dépense physique, un teckel adulte se contente de 30 à 60 minutes de marche par jour, fractionnées, sans course forcée ni sauts répétés. Et son nez fatigue avant ses pattes : dix minutes de pistage dans l’herbe le vident plus sûrement qu’une demi-heure de trottoir.
Espérance de vie : 12 à 16 ans, et comment l’optimiser
Le teckel est, à l’échelle canine, un chien longéviste. Espérance de vie moyenne : 12 à 16 ans, avec une médiane autour de 14 ans pour les nain et kaninchen, légèrement inférieure pour le standard (12-14 ans). Plusieurs études sur grandes cohortes (Royal Veterinary College au Royaume-Uni, Dachshund Breed Council) confirment ces chiffres et identifient les principaux facteurs de variation.
Ce qui réduit l’espérance de vie d’un teckel :
- Surpoids chronique — chaque tranche de 15 % au-dessus du poids cible retire en moyenne 1 à 2 ans d’espérance de vie. C’est le facteur n°1, devant tout le reste.
- IVDD non traitée à temps — une hernie discale paralysante laisse des séquelles permanentes. Détectée et opérée dans les 24-48 h, le pronostic est très bon.
- Manque de suivi vétérinaire annuel — les pathologies dentaires, cardiaques et tumorales du senior se détectent en consultation de routine, pas en urgence.
- Tabagisme passif et environnement très pollué — démontré sur les races à museau long.
Ce qui prolonge l’espérance de vie :
- Poids cible respecté toute la vie — côtes palpables sans être visibles, taille visible vue de dessus.
- Rampes et zéro saut — protection mécanique de la colonne sur 14 ans cumule.
- Activité régulière mais douce — deux balades de 30 minutes par jour valent mieux qu’une heure de course chaotique.
- Bilan vétérinaire annuel dès 8 ans, semestriel après 11 ans, avec bilan sanguin et radio dorsale de référence.
Un teckel qui dépasse les 15 ans n’a rien d’exceptionnel quand le quotidien est carré. Le record documenté FCI est à 21 ans.
Prix, élevage, LOF : ce qu’il faut vérifier avant d’acheter
Un teckel LOF (Livre des Origines Français) chez un éleveur déclaré coûte entre 800 € et 1 500 €. Un teckel arlequin, un teckel nain ou un teckel kaninchen tire vers le haut de la fourchette. Un teckel hors-LOF ou “de particulier” se situe entre 400 € et 800 €.
En dessous de 400 €, alerte rouge. Trafic, élevage clandestin en Europe de l’Est, mère en mauvaise santé, chiot sevré trop tôt, vaccinations fictives : le faible prix d’achat devient une très grosse facture vétérinaire sur les deux premières années.
Ce qu’il faut impérativement vérifier avant d’acheter :
- Voir la mère sur place. Refuser toute rencontre “sur parking” ou livraison par transporteur.
- Inspecter les parents : dos droit, poids contrôlé, pas de signe de négligence ortho.
- Papiers LOF (pedigree) pour un chiot de race déclaré — ou SIVET au minimum (identification électronique obligatoire en France).
- Carnet de santé complet : primo-vaccinations, déparasitage interne et externe, protocole alimentaire donné par écrit.
- Certificat vétérinaire de bonne santé de moins de 5 jours à la remise.
- Contrat de vente précisant les garanties légales (vice rédhibitoire, défaut de conformité).
- Le chiot ne doit pas être cédé avant 8 semaines (interdit par la loi française) — ni trop tôt, sous peine de troubles comportementaux durables : je détaille pourquoi dans l’âge idéal de sevrage et de cession d’un chiot.
À l’entretien annuel, prévoir : nourriture (400-600 €/an), vétérinaire de base (150-300 €), anti-parasitaire (80-150 €), assurance santé (250-500 €, fortement recommandée à cause de l’IVDD). Budget total de possession teckel en France : entre 900 € et 1 500 € par an hors frais exceptionnels.
👉 Pour l’assurance, j’ai choisi Dalma — une référence en France pour les petites races à risque IVDD (formule petit chien à partir de 20 €/mois). À souscrire dès les 2 mois du chiot : les pathologies préexistantes ne sont jamais couvertes rétroactivement.
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Vivre avec un croisé teckel (notre cas : teckel × papillon)
Les croisés teckel sont fréquents en France, souvent issus d’unions non contrôlées. Le mix teckel × papillon (parfois appelé papillon-dachshund mix) que je connais de près est rare, plutôt bien équilibré sur le papier — mais représentatif de tous les croisés à dominante teckel sur ce qu’il faut surveiller.
Ce qui remonte du côté teckel : la curiosité olfactive, la voix grave pour sa taille, l’entêtement, l’instinct d’alerte vocale, et — quand la morphologie suit (dos long, pattes courtes) — la totalité du risque dorsal. Un croisé teckel-dominant se gère avec le même protocole IVDD qu’un teckel pur, sans exception.
Ce qui remonte du côté papillon : l’intelligence sociale, la vitesse d’apprentissage, la finesse de structure, les grandes oreilles de la famille épagneul, et une sociabilité humaine un cran au-dessus du teckel moyen.
Avantages du croisé : un chien souvent moins “extrême” dans chaque trait, parfois plus facile à éduquer, et généralement plus tolérant en socialisation. Attention en revanche : la loterie génétique peut aussi cumuler les fragilités des deux lignées. Demandez systématiquement à voir les deux parents avant l’adoption.
J’ai développé tout le sujet de cette combinaison spécifique — caractère, prix réel, gabarit cible, fragilités cumulées — dans le guide dédié : Teckel × Papillon : le mini-Nanodog. C’est l’article complémentaire de celui-ci pour qui hésite sur un croisé à dominante teckel.
Côté ambiance, si vous voulez voir à quoi ressemble la curiosité physique d’un teckel face à un environnement neuf, je raconte une scène très représentative dans l’entrée La première fois que j’ai vu la mer — le nez collé au sable, l’enquête, la mouette à abattre du regard. Tout teckel a fait, fait ou fera cette balade-là. Et pour une dose de la curiosité tranquille qui caractérise la race, l’entrée La tortue qui portait sa maison en dit long sur la façon dont un petit chien observe le monde.
Côté matériel, l’essentiel pour un teckel tient en trois objets cités plus haut : le harnais en Y, la rampe de canapé et le KONG. Tout le reste est accessoire les six premiers mois — mieux vaut investir ce budget dans une assurance santé qui couvre l’IVDD.
Sources et lectures complémentaires : la Société Centrale Canine (standards officiels FCI), l’ESCCAP France (protocoles antiparasitaires) et les publications de Ian Dunbar sur le renforcement positif (référence éducative universelle). Pour la recherche vétérinaire sur l’IVDD spécifiquement, voir les publications du Dachshund Breed Council britannique.
Si vous avez une question sur un cas spécifique (choix entre nain et kaninchen, premier teckel en appartement, protocole après une alerte IVDD), écrivez-moi à info@novaria-france.fr. Je réponds personnellement et, si la réponse sert à d’autres lecteurs, je l’ajouterai à cet article.
Et chaque dimanche, Milou raconte sa semaine dans Le Courrier de Milou — anecdotes, photos, ratés d’éducation. Inscris-toi ici, c’est gratuit.
Questions fréquentes
Quelle est l'espérance de vie d'un teckel ? +
Le teckel est-il adapté à une famille avec enfants ? +
Quels sont les défauts du teckel ? +
Quel est le prix moyen d'un chien teckel ? +
Est-ce que le teckel est gentil ? +
Est-ce que les teckels aboient beaucoup ? +
Est-ce qu'un teckel peut rester seul ? +
Pourquoi faut-il faire attention avec les teckels ? +
Le teckel est-il un bon choix pour un premier chien ? +
Le teckel perd-il beaucoup ses poils ? +
Vaut-il mieux un teckel mâle ou femelle ? +
Le teckel supporte-t-il la chaleur et le froid ? +
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